Psychothérapie 33

Les pensées et analyses qui vous accompagnent dans vos réflexions par les extraits du livre Tous Thérapeutes

  • Tous Thérapeutes

    Chers Lecteurs bienvenues sur cette page. Laissez-vous questionner par les idées contenues dans mon livre qui parle de nous tous. Voici les extraits de la première édition:

    Et si nous étions tous des thérapeutes ?

    Quand nous posons une question, nous le faisons pour obtenir une réponse en jouant le rôle de celui qui ne sait pas. Au fond de nous-mêmes, nous connaissons déjà la réponse. Elle est liée à nos perceptions, croyances, connaissances et expériences. Peut-on dire donc qu’une question contient toujours sa réponse ?

    A travers ce cahier vert, je vous propose quelques concepts et idées clefs qui vous donneront sans doute quelques réponses à la question qui déambule comme une évidence dans notre Monde en éveil de conscience : sommes-nous tous dotés d’un pouvoir de guérison ?

    Cette question à propos de nos possibilités thérapeutiques ne concerne pas que quelques savants diplômés. Elles nous engagent tous sans exception. La pratique thérapeutique est la voie intelligible et saisissable de ce que nous pouvons savoir de nous-mêmes. Plongez-vous dans l’odyssée de votre intérieur et découvrez votre unité individuelle et collective à travers cet écrit ouvert à tous. (4ème couverture)

     

    La vie n’est pas une question de vérité mais une réponse de bon sens. Souvent quand nous franchissons la porte d’un cabinet de thérapeute, nous le faisons parce que nous cherchons une vérité, et si possible la nôtre. Nous voulons savoir quelle est la raison ou la cause de notre mal-être. Souvenons-nous de l’histoire de la Genèse, celle d’Adam et d’Eve au Paradis. Ils cherchent à obtenir la connaissance en délectant le fruit défendu tout en espérant garder la vie éternelle et sans embûche. À vrai dire, nous allons souvent avec cette même intention chez un thérapeute. Nous sommes tentés tout pareil de chercher à obtenir la connaissance. Que voulons-nous connaitre tout juste ? Généralement, nous espérons la bonne réponse à tous nos « pourquoi » : pourquoi nous souffrons tant dans nos relations ; pourquoi nous perpétuons les échecs dans la vie privée ou au sein de la vie professionnelle ; pourquoi nous tombons si souvent malade, etc. Seulement, tant que nous cherchons dans l’arbre de la connaissance « la pomme sacrée », celle qui répond aux « pourquoi », nous n’y trouverons que des fruits sans saveurs ni vitalités. Ce n’est pas une punition que d’y trouver les problématiques dés lors que nous cueillons une connaissance. Cela reflète tout simplement notre degré de conscience. (Introduction)

     

     

    Soi et Moi : Celui qui se désigne patient, en réalité, recherche le « soi », qu’il confond avec le « moi ». Il ne sait pas qui est le « soi », et il sait encore moins, où il se trouve. Durant sa quête thérapeutique, il découvre que le « soi » est protégé et caché par le « moi » et aussi par le « soi » lui-même. C’est la raison pour laquelle, il ne peut pas s’identifier sans difficultés. Alors, il a tendance à se décrire à l’image du « moi », qu’il nourrit et soigne par ignorance et confusion de genre. Il croit se connaître, mais il n’a de lui qu’une image restreinte de sa petite réalité soigneusement montée par le « moi-égo ».

     

     

    Réel: Le Réel est un instant à la fois présent et furtif, et en même temps infini et stable. C’est dans le Réel que tout existe. Pourtant nous avons du mal à le percevoir. Bien souvent, nous ne le comprenons qu’intellectuellement. Et encore, nous avons juste une impression de l’avoir compris après avoir trituré dans son essence et amputé ses détails. Rester dans le Réel, nous demande trop d’effort. Alors, nous préférons nous en souvenir avec les rajouts imaginaires qui nous intéressent et nous le stockons dans la mémoire comme un souvenir. Comme on a du mal à rester dans le Réel ou le « Un », nous le découpons en petites images successives et séquentielles, parfois très détaillées et quelquefois assez grossières. Puis, en cas de besoin, parmi ces morceaux séquentiels, nous n’allons traiter que ceux qui nous conviennent sur le moment.

     

    Incarnation: Notre être est une énergie puissante qui incarne nos corps et esprit à chaque instant de notre vie. Nous pouvons reconnaître ses manifestations par les battements de notre cœur, par les mouvements de notre respiration, par les moments de lucidité et de créativité. Quand notre corps ou notre esprit est en souffrance, c’est que notre ego projette trop d’ombre sur nous-mêmes et bloque ainsi la fluidité de notre vie ; nos battements deviennent irréguliers, notre respiration saccadée, notre esprit se couvre de voile et notre créativité nous abandonne. Notre être fuit la situation et désincarne la matière. Cela amène cette dernière vers l’abime ultime de sa décomposition d’abord partielle puis générale. D’ailleurs, les malades ne savent jamais véritablement expliquer leurs maux ni leur situation. Tout est flou et manque de cohérence fluide. J’évoque ici de la cohérence de vie qui se manifeste par la fluidité. Je ne parle pas de la cohérence raisonnée, trop souvent bloquante et néfaste. 66 Incarnons-nous-en qui nous-sommes véritablement avec la plus grande sincérité possible envers nous-mêmes. Reconnaissons ainsi notre identité individuelle et nos ancrages culturels, collectifs. De cette façon, nous nous guérissons ou plutôt nous grandissons et devenons autonomes chaque jour.

     

    Structure: Reconnaître notre structure demande un temps de réflexion sur nous-mêmes. Nous pouvons nous tromper de structure en confondant son essence avec nos besoins névrotiques. Quand cela nous arrive, nous perdons le but de notre présence (a-bus) et le sens de notre chemin (in-sensé). Il est facile de comprendre que nous ne sommes pas alignés avec notre vraie structure : nous tournons en rond et nous n’arrivons pas évoluer. Alors demandons-nous de temps en temps, si nous vivons des cycles au moment où nous nous interrogeons. Si la réponse est oui, alors nous pouvons considérer que nous tournons en rond comme un poisson rouge dans son bocal. Ce qui est trompeur dans cette situation de « poisson rouge », c’est que nous avons du mal à nous rappeler d’où nous sommes partis, bien que sur le chemin nous puissions avoir quelques flèches informationnelles qui nous laissent un goût de déjà vu ou vécu pendant que nous tournons en rond. Mais nous aimons bien les cycles ; ils nous rassurent et nous maintiennent dans une forme de confort assez supportable pour ne pas en sortir. Pourquoi pas. Après tout, nous n’avons aucune obligation de bien être. Ce n’est qu’une possibilité. Il reste à savoir que la cyclicité n’est pas signe d’évolution vibratoire 72 et structurelle, mais signe de stagnation et de répétition. La structure est notre part du Réel. Pour avancer sur notre chemin d’évolution énergétique et vibratoire en but de vivre une vie heureuse et vertueuse, sans les maladies et les difficultés inutiles, nous avons pour tâche titanesque la meilleure connaissance de nous-mêmes. Pour élever le taux vibratoire en nous, il est indispensable de nourrir notre être. Actuellement, il y a beaucoup de débats autour de la bonne et mauvaise nourriture. Les débats sont souvent orientés sur le sujet de l’alimentation saine et d’une bonne qualité nutritive. Certes, ces points sont importants, mais pour le moment, peu efficaces, même si nous nous en servons consciencieusement. Quelle est la vraie source de cette problématique ? Arrêtons-nous juste un petit instant sur cette question qui en elle contient déjà la réponse. Autrement dit, le problème fondamental de notre mauvaise alimentation est lié à notre source. Quand nous nourrissons notre corps biologique, le faisons-nous vraiment à la demande de notre organisme ? Sommes-nous réellement à l’écoute de nos besoins vitaux, ou sommes-nous soumis à nos désirs névrotiques purement psychiques qui nous poussent à alimenter notre corps physique ? Prenons le temps et faisons un petit tour d’introspection en nous. Devons- nous nourrir le corps et la psyché avec les mêmes aliments ? Dans la mythologie grecque, on raconte que les dieux sont comme les hommes à la différence qu’ils sont immortels et qu’ils se nourrissent du nectar. Ces dieux anthropomorphes sont nos dieux intérieurs avec les caractères types et ils font partie de notre psyché. Par conséquent, il ne faut pas confondre leur demande de nourrissement avec la demande de notre corps physique biologique. La psyché ne se nourrit pas de pain ni de beurre, mais du « nectar ».

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